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La promotion « des formes d’éducation positive, non violente et participative » n’est toujours pas au rendez-vous !

Ce qui pourrait le permettre : la formation des enseignants et éducateurs. Mais elle est réduite au minimum et est conforme à cette vision de l’éducation. Les  mouvements pédagogiques sont tenus éloignés des lieux de formation, on trouve certes les écrits des pédagogues de l’Education nouvelle comme Célestin Freinet sur les rayons « histoire de l’éducation » des bibliothèques, mais guère d’interventions de ses praticiens entre ses murs et de propositions de stages pour les étudiants dans leurs classes !

Quant à  la participation, elle est très peu exercée dans les espaces éducatifs. L’enfant, le jeune est rarement consulté. Un objet d’attention, mais rarement un sujet qui propose, élabore, évalue… les projets qui le concernent.

Pourtant on sait – dans différentes études universitaires, dans certains systèmes éducatifs étrangers –, que la coopération, l’absence de compétition, le droit à l’erreur, le choix d’une évaluation qui valorise au lieu de juger et de sélectionner, la continuité des enseignements sans rupture annuelle, le mélange des âges et des niveaux scolaires, une orientation tardive, des disciplines qui se croisent, des situations pédagogiques qui permettent l’investissement, l’engagement de chaque élève… donnent des résultats et pour tous les enfants qu'ils soient de milieux populaires ou non. Mais notre système pratique toujours : la compétition dès la maternelle, l’évaluation notée et comparative tout au long de la scolarité, la stigmatisation des erreurs avec le sentiment d’être nul dès le CP, les ruptures annuelles, le cloisonnement des disciplines, la transmission verticale, l’orientation précoce, les séries prestigieuses…

Une volonté politique est toujours attendue !"